Bilan de 2015 et voeux

Plus d’un an que mon blog existe et je reviens après plusieurs semaines d’absence rédiger mon premier article de cette année 2016.

J’ai été peu présente sur le blog, prise par ma vie professionnelle et familiale. Et malgré tout vous avez continué à être là, fidèles, laissant des commentaires au bas des articles.

Merci à tous de votre fidélité et de tous ces échanges même s’ils sont virtuels. Je sais qu’il y en a qui me lisent dans l’ombre et ne laissent pas de commentaires, mon souhait est qu’en 2016 je puisse lire vos commentaires et  rencontrer certains de vous (lecteurs de l’ombre ou non).

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En 2015, les objectifs que je m’étais fixées pour le blog : partage, rencontre et reconnaissance ont tous été atteints et c’est aussi grâce à vous.

 

 

1/  le blog, vous et moi : le partage

Les commentaires

C’est un aspect très important pour moi. Il m’a donné envie de continuer à rédiger des articles en 2015. Vos commentaires me font le plus grand bien.

Ces échanges m’ont permis de découvrir ce qui vous plait et de ne pas avoir l’impression de parler dans le vide.

Grâce à vous mon blog devient vivant et interactif!

 

Le nombre de lecteurs et de visites

Le blog a été vu 18036 fois en 2015. Soit plus qu’en 2014. En 2015 j’ai rédigé 69 articles soit 28 de plus qu’en 2014. Un blog nécessite de la régularité et beaucoup de travail. J’y ai passé plus de temps en 2015 qu’en 2014 et j’ai eu les résultats escomptés. Si je suis plus régulière,  serez-vous  plus nombreux?

 

Les articles

Les plus lus en 2015 :

Les deux premiers parlent essentiellement de détox, cela signifie -t-il que la plupart de vous s’intéresse plus à leur bien-être? Je tiens compte de vos opinions et en 2016, je m’attellerai à rédiger plus d’articles répondant à vos attentes.

 

 

2/ Les rencontres

 

Grâce au blog, j’ai fait de belles rencontres. Je vous en parle dans les différents articles à travers lesquels je vous relate les différents évènements à Toulouse auxquels j’assiste : So Blogueuses, Klorane, Belle pour l’été avec Pierre Fabre etc.

En 2016, je souhaite pouvoir rencontrer ceux qui en auraient envie. On fera tout pour le réaliser!

 

 

3/  Le blog,les marques les évènements et moi :

La reconnaissance

 

En 2015, j’ai été sollicitée par diverses marques et invitée à participer à certains évènements en tant que blogueuse. C’est très valorisant mais cela demande aussi quelques agencements. J’ai dû jongler entre ma vie de maman, de femme, professionnelle pour être présente aux évènements que j’appréciais et qui je pensais étaient susceptibles de vous plaire. Autant de sollicitations et de partenariats m’ayant permis de vous révéler des nouveautés, d’organiser des concours, enfin de vous offrir des lots.

Je n’ai pas eu de grand retour de votre part et pour 2016 je me demande comment gérer cet aspect : le partenariat qui fait aussi déjà partie intégrante de mon blog, sans tomber dans le piège de devenir une vitrine publicitaire. Ce que je ne souhaite surtout pas car je ne suis ni journaliste, ni un webzine. Je vous parle d’ailleurs de mon ressenti dans mon billet « Le blog, les marques et vous! un drôle de triangle« 

Néanmoins j’aimerais savoir ce que vous pensez de ma décision de conclure des partenariats? Souhaitez vous que je continue et quelles seraient selon vous les limites à ne pas franchir?

 

3/ Le blog et ma vie personnelle voire professionnelle

Le blogging est devenu peu à peu une activité non négligeable dans ma vie. Concilier ma vie de famille, de compagne, professionnelle avec le blog n’a pas été chose aisée en 2015.

Un articles demande énormément de temps (recherche d’infos, rédaction, prise de photos, publication, communication par le partage sur les réseaux sociaux ou différents groupes, sans compter les réponses aux commentaires).

Je rédige assez souvent mes articles soit très tard chez moi les jours ouvrés, parfois les samedis ou dimanches. Il m’est même arrivé de les rédiger sur mon lieu de service lorsque j’ai moins de travail.
Difficile donc d’avoir une publication régulièrement ou de respecter des jours de publication.

Voyant la place qu’occupait le blog dans ma vie, mon homme et moi avons même planifié des « soirées blog » :  soirées où après le repas et le coucher des enfants, j’étais en train soit de bloguer, soit sur les réseaux sociaux (surtout Instagram qui a été le réseau que j’ai le plus utilisé ces derniers mois).

Le temps que je passais sur le blog ou ce réseau social a eu énormément d’impact sur ma vie de couple. J’ai dû à un moment donné lever le pied du blog.

J’aime ces moments où je rédige mes articles, où je partage avec vous. C’est un plaisir d’échanger et de communiquer avec vous.
Je suis heureuse que ce temps passé avec vous n’est pas été vain. Vos  visites, vos commentaires l’attestent. Je suis heureuse de votre fidélité et des liens nés ici.

Une question que je me pose depuis peu : « Comment maintenir la frontière entre ma vie privée et vous? « En effet, j’aime vous montrer ici ou sur les réseaux sociaux un bout de ma vie. Mais je suis aussi frileuse des conséquences que cela peut avoir : vol de photos, intrusions ou propos méchants.

En 2015, j’ai été victime d’un vol de photo, de moi seule heureusement. Retrouvée sur un site légendant une histoire farfelue. Moi qui partageais alors des looks de mon fils par photos sur les réseaux sociaux, je me suis demandée ce qu’il adviendrait si elles tombaient entre les mains d’un pédophile ou de quelqu’un qui souhaite s’inventer une vie. Entre être une e-fluent mum et protéger mon fils, ses images j’ai rapidement fait le choix. Alors même que j’aurais souhaité continuer à partager cette partie de ma vie, j’ai supprimé toutes ses photos pour le préserver des inconvénients majeurs d’Internet. Je ressens tout de même une certaine frustration car la mère que je suis s’exprime peu voire pas du tout sur ce blog, alors qu’il a aussi été crée pour cela : un lieu d’échange entre mamans ou futures mamans.

2015 a été une année riche et pleines d’opportunités autant sur le blog que dans ma vie professionnelle.
2016 sera une année de changement avec de nouveaux challenges, de nouveaux projets et vous je l’espère toujours fidèles.

En 2016 je nous souhaite encore pleins d’échanges, du succès dans toutes nos entreprises et beaucoup de bonheur dans nos familles respectives.

Bonne et heureuse année 2016 à tous!!

 

 

 

 

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 18 000 fois en 2015. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 7 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Comment parler de la violence, de la guerre à nos enfants?

Quels mots utiliser?

Comment parler de la mort, de la guerre, du terrorisme et des attentats de Paris à mon fils?

Ce sont les questions que je me pose depuis vendredi. Submergée par des émotions que je n’ai pas envie de lui transmettre. Me taire et faire comme si rien ne s’était passé, comme s’il était un bébé avec qui je ne peux pas échanger et parler ce n’est pas possible. Le couver comme une mère poule et le surprotéger, je ne peux pas non plus.

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1/ Le poids des images

Il a  4 ans et demi, va à l’école, regarde la télévision. Nous évitons qu’il regarde les informations avec nous. Malheureusement il nous est arrivé de regarder des infos diffusées en boucle (conflit-attentat-guerre), oubliant qu’il est là assis, dans le séjour. Il voit alors lui aussi ces images qui véhiculent la peur, l’angoisse, la violence. Images que nous, adultes, avons du mal à supporter. Combien de fois eux, nos petits êtres que nous avons porté dans nos ventres, bercés. Ces petits que nous voyons grandir et dont nous souhaitons le meilleur pour la vie.

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Je me souviens du drame de Charlie Hebdo, de la prise d’otage de l’hyper-cacher en début d’année, des images de l’assaut que nous avons reçu en plein visage à la télévision comme si nous y étions. Ces images que mon fils a également vu parce que je n’ai pas rapidement fermé ses yeux avant la diffusion. Ces images qui l’ont fait pleurer et dire « Maman ils sont méchants ».

Je me souviens lui avoir posé cette question « Qui est méchant mon cœur? ».  Sa réponse a été : « Les policiers. Ils ont tué le monsieur qui n’avait pas d’arme ».

J’ai dû lui expliquer que les méchants n’étaient pas les policiers . Le rôle des policiers était de sauver des personnes que le monsieur voulaient tuer. Que ce monsieur avait une arme et a tué des personnes dans l’épicerie. Il a eu du mal à comprendre car il avait cette image vue rapidement mais diffusée en boucle : celle d’un homme non armé qui a été tué par des policiers. Alors je lui ai donné des crayons de couleurs et il a dessiné, colorié ce qu’il aime faire.

Une image, une scène, une ou plusieurs perceptions et analyses.

Quel est notre rôle, parents, face à ces informations qui vont vite et que reçoivent nos enfants sans filtre?

Devons-nous laisser à l’école, aux médias, aux réseaux sociaux, à la société le rôle d’informer, de préparer nos enfants à la violence, la haine, la misère, le chômage, la précarité?

Pour Noël, mon fils a établi sa liste et un des cadeaux qu’il souhaite est une tablette. Aucune surprise pour moi.

Le monde a évolué, aujourd’hui même si nous contrôlons les programmes télévisés de nos enfants, ils ont à leur disposition d’autres supports d’information et de communication : portable, smartphone … Nous devons informer nos enfants avant ces moyens de communication et les accompagner au quotidien à la découverte de ce monde.

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Certains pensent que le futur ne peut être que sombre, que l’amour, l’altruisme, ce n’est franchement pas gagné mais je veux y croire pour lui, pour l’avenir. Ne pas y croire ce serait pour moi une vie triste et déprimante. Je ne veux pas de cette vie ni pour moi ni pour mon fils. Je veux lui communiquer encore et toujours l’espoir après les pleurs. Est-ce dire qu’il ne peut pas haïr, se mettre en colère? Non je lui apprends non pas à lutter contre ses émotions qui sont humaines mais à ne pas tout casser parce qu’il est en colère, à ne pas jeter un objet parce qu’il est cassé, à ne pas taper l’autre (copain, cousin etc) parce qu’il est en colère ou parce qu’il l’a blessé. A coller, reconstruire, parler, communiquer par des mots.

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2/ Faire face à sa sensibilité

Les première années j’ai voulu en faire un petit dur-à-cuir qui ne pleure pas tout le temps quand on le gronde, qui ne pleure pas parce que ses copains le tapent ou l’insultent à l’école parce que c’est l’image que j’ai eu des hommes de ma famille. Des hommes qui vous montrent qu’ être sensible, pleurer c’est féminin et pas masculin.

Mais je dois apprendre à trouver des mots justes, des mots remplis d’émotions mais pas trop. Et ce n’est pas toujours facile de faire le juste milieu.

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3/ Aimer, pardonner mais se défendre?

Petite j’ai grandi avec ces mots « si on te gifle tend la joue droite ». Beau discours chrétien. J’ai été la petite fille qui jouait toujours avec sa poupée, qui ne se battait jamais (euh du moins pas à l’école mais avec ma petite sœur si 🙂 ). Je me souviens encore que lorsque j’étais battue par des copines je le disais à mon père (mes parents sont séparés) et jamais à la maîtresse. Je ne me défendais jamais à l’école de peur de ne plus avoir de copines ou par peur des représailles.

Je vois énormément de réactions sur internet. Des phrases telles que :

  • « Armons la population comme aux États-Unis.  L’Etat français doit permettre le port des armes aux civils, ils pourront aussi se défendre »  » Si certaines personnes présentes au Bataclan étaient armées, un tel carnage n’aurait pas eu lieu »
  • « Apprenons nos enfants à se défendre au lieu de leur apprendre l’empathie et la compassion »

Même si je comprends la réaction des uns et des autres je ne sais que penser de tout ça et de l’impact que de tels propos d’un parent peuvent avoir sur son enfant.

Je me souviens de la première fois que mon fils m’a dit que certains de ses copains le tapaient à l’école, je lui ai demandé quelle est sa réaction face à ses « coups », comment réagissent les Atsems.

Je me souviens de sa maîtresse me disant en fin de première année qu’il s’est mis très en colère contre un des ses camarades de classe suite à une dispute et qu’elle n’a pas compris sa réaction car elle ne l’avait jamais vu comme cela, qu’il est très doux, gentil et serviable. Après une année silencieuse ou de pleurs, il a réagi mais dans l’excès, j’étais triste d’apprendre cela. C’était à quelques jours de la fin d’année, à la fête de fin d’années. Je me suis alors demandée ce que j’avais loupé durant son année scolaire, ce que je n’avais pas expliqué ou compris.

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Là j’ai compris qu’il fallait que je lui apprenne ce que c’est que se défendre sans faire mal, sans blesser, sans tuer. Aimer, rire, comprendre, pardonner mais aussi se défendre. Pour avoir été longtemps sous emprise, je sais aussi qu’aujourd’hui on ne peut pas dire à nos enfants « ne dis rien, supporte, ce n’est pas de sa faute, il est malade, il peut guérir ».

Aujourd’hui mon fils fait du karaté, c’est un de ses choix et j’espère que les arts martiaux lui apporteront beaucoup.

Et je continuerai toujours malgré la folie humaine à lui apprendre des valeurs telles que : l’amour, le pardon, l’espoir, la confiance, l’empathie.

 

 

 

 

 

 

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Le blog, les marques et vous ! Un drôle de triangle !

Souvenez-vous, il y a quelques mois, je rédigeais mon article « ma vision de blogueuse de pacotille » à travers lequel je tentai une analyse de l’évolution de la blogosphère. Sollicitée désormais par les marques, j’ai eu envie de vous faire à nouveau part des rapports, parfois complexes, que peuvent entretenir blogueurs, marques et lecteurs. Ce constat concerne essentiellement les blogs  beauté,  mode et lifestyle.

marque-blog-lecteur-partenariat-manoibema-triangle1blogueurs, marques, lecteurs : une relation triangulaire?

1/ Comment est perçu le blogueur par son entourage?

 

Le blogueur et les marques

Les marques ont compris la place que nous, blogueurs, avons. Elles n’hésitent pas à nous solliciter : invitations à des évènements, propositions de tests de nouveaux produits, propositions de rédiger des articles contre rémunération. Vous verrez souvent dans un article la mention « article ou billet sponsorisé ».  D’ailleurs, certains blogueurs ne le mentionnent pas toujours.

Nous fédérons sur les réseaux sociaux ou sur le blog une communauté qui nous suit parfois assidûment. Les blogueuses influentes comme Fatou, du blog The Blackbeautybag ou  Alix du blog The Cherry blossom girl, sont très sollicitées par les marques.

Une blogueuse coûtera toujours moins cher qu’un encart publicitaire ou spot télévisé et les marques ne s’y trompent pas. C’est ensuite à chacune de nous de faire la part des choses et de ne pas devenir une vitrine publicitaire. En ce qui me concerne, je me lasse vite de lire les blogs où il est essentiellement question de vanter les mérites des produits offerts.

Conscients de l’influence que nous pouvons avoir auprès de nos lecteurs, développer des partenariats commerciaux est un avantage pour nous : complément de revenus et réception de cadeaux.

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A vous de savoir ce que vous valez sans trop de prétention non plus,  de respecter vos valeurs ou votre éthique. Quant à celles qui sont prêtes à tout pour un partenariat ou une collaboration, ne leur jetons pas non plus la pierre. La blogosphère est aussi le reflet des gens de notre société actuelle : manipulateurs, vénaux, sans scrupules, gentils, honnêtes. Nous ne sommes pas dans un monde de bisounours…

Si vous souhaitez par ailleurs des partenariats, je vous recommande la lecture d’Un blog une fille Noémie a crée une rubrique spéciale partenariat.

 

Le blogeur et les autres blogeurs (ou l’enfer c’est les autres…)

Dans la blogosphère, parler d’argent, de sponsors, de partenariats, est devenu pour certains aussi choquant que parler de son salaire entre amis.

Où est la frontière entre ce qu’on veut bien dire et ce qu’on préfère dissimuler? Le sujet de sponsoring ou partenariat suscite parfois des tensions, jalousies entre blogueurs.

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Même si aujourd’hui il est difficile de vivre uniquement de son blog, la réussite de plusieurs blogueuses nous prouve que la passion que nous partageons à travers nos écrits peut devenir une source de revenus voire une profession. Certaines blogueuses deviennent community managerchroniqueuse ou égérie de marques.

Alix ou Fatou, blogueuses depuis plus de 7 ans et dont je vous ai parlé plus haut sont des exemples qui l’attestent. La première, blogueuse et styliste de formation, a sorti en 2012 une collection de lingerie fine en collaboration avec Etam et en 2013 une ligne de maquillage en collaboration avec Les Galeries Lafayette. La seconde a été l’égérie de Kookai en 2014 et est l’une des ambassadrices de l’Oréal Paris. Des « success stories » qui nous prouvent qu’avec de la patience, du talent, le blog peut être un tremplin.

Enfin, les relations entre blogueuses ne sont pas uniquement conflictuelles. Grâce à nos blogs,  j’ai fait la connaissance de mamans toulousaines formidables. Nous partageons nos bons plans dans un groupe Facebook. Ce qui nous permet de consolider un peu plus les liens tissés à travers des rencontres inter blogueuses régionales.

 

Le blogueur et ses lecteurs

Le politiquement correct et l’hypocrisie se traduisent aussi dans la blogosphère. « Zéro défaut, que des qualités » quand le produit analysé nous est gracieusement offert par la marque qui le commercialise.

Si la mention « article sponsorisé » est notée, c’est une pub, c’est visible. Malheureusement, la ficelle est parfois aussi grosse que le sponsor mal dissimulé. Et sous couvert de plaire à tout le monde, nous finissons par ne plus intéresser personne. C’est l’effet Boomerang !

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Heureusement que les rapports entre nous et vous ne sont pas toujours biaisés. Dans ce triangle, il n’y a pas forcément le dindon de la farce. Quand j’organise des concours, il m’arrive de constituer mes lots avec des produits offerts par mes partenaires.

 

2/ Nos statistiques ont -elles une influence?

 

C’est une question qu’on me pose souvent.

Certains groupes font attention aux statistiques, mais c’est à nous de choisir nos partenaires, de rester fidèle à nous même, honnêtes avec ceux qui nous lisent et nous font confiance et de ne pas tronquer la réalité.

D’autres font plus attention à la qualité de l’écrit, l’absence de fautes, le rythme de publication.

A l’annonce de l’invitation et des cadeaux que j’ai reçus dernièrement,  voici les questions qui m’ont été posées plus tard par mon homme et mes collègues :

    « Tu dois être super référencée? » … ( Views or Visitors? That’s the question ! )

    « Que dois-tu donner en échange? » …  ( Nothing, absolutely nothing ! )

    « As-tu reçu des consignes de rédaction? » … ( Nothing, absolutely nothing bis ! )

    « Comment a -t-on eu tes coordonnées? » … ( Instagram )

 

3/ Qu’en est-il des produits que nous recevons?

Lorsque nous recevons des cadeaux, nous n’avons aucune obligation d’en parler.  En ce qui me concerne soit :

J’en parle sur le blog car ce sont de belles découvertes et  je pense que c’est susceptible de vous intéresser.

Je les ai testés et malgré ma déception, j’estime qu’il faut tout de même vous en parler.

J’organise des concours et les offre à mon tour.

Dans ce triangle parfois complexe du blogueur-lecteur-marque chacun tire malgré tout son épingle du jeu.  Nous enrichissons notre blog en passant en revue des produits reçus de marques, ce qui nous permet de vous faire découvrir des nouveautés. Les marques font parler d’elles à travers nos articles et cerise sur le gâteau, vous gagnez parfois des produits.

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C’est quoi bloguer? Vision d’une « blogueuse de pacotille »

C’est fou comme la blogosphère a évolué. Il y a 9 ans, la vie bloguesque était complètement différente. A l’époque, Hellocoton, le Golden Blog Awards, les e-fluents mums (=blogueurs influents du web parental) n’existaient pas. Les hébergeurs étaient Auféminin pour les femmes ou Skyblog. Le design était nul mais nous nous en foutions, nous écrivions par plaisir. 1er billet de 2015, et je commence à faire la vieille fille casseuse d’ambiance, qui rappelle le bon vieux temps. Je vous rassure mon propos n’est pas de dire qu’avant c’était mieux oh non!! L’essence du blog n’était pas la même. Le plaisir bloguien était essentiellement : écrire, partager sa passion ou sa vie.

Aujourd’hui il y a pléthore de blogs et la blogueuse est pour certaines marques une personne incontournable. Ce n’est plus cette fille lambda qui partage sans avidité sa vie, ses secrets, les bons plans. La blogosphère est devenue un marché sans actionnaires où les blogueuses sont des « vendeuses » et les lecteurs des « clients ». Cela est plus flagrant lorsqu’on rejoint des communautés comme Hellocoton ou des groupes Facebook. J’ai parfois l’impression d’assister à une Battle de blogueuses pire que certaines téléréalités.

Dans cet univers, lieu de détente, la compétition a pris la première place. Les marques ont saisi l’opportunité qui s’offrait à elles : séduire des clients potentiels en passant par des personnes anodines auxquelles chaque lecteur s’identifie. Et c’est parti pour la chasse au blogueur, au partenariat. A ce jeu auquel les uns et les autres sont rodés, on ne sait plus qui est la proie et le chasseur. Le lecteur quant à lui est parfois le bon pigeon, « c’est nettement mieux qu’être le dindon de la farce » me direz vous!! Triste constat mais heureusement que l’univers carnetier a de nombreux avantages. La blogosphère est magnifique : c’est un lieu d’échange et notre blog est pour certaines un espace cocooning.

Alors venons en au fait ! Qu’est-ce que c’est que bloguer pour la petite blogueuse que je suis?

C’est le plaisir d’écrire et bien écrire : rédiger des billets sur des sujets qui nous passionnent

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C’est un hobby, un moyen de détente

 

C’est le plaisir de nouer des liens et créer une communauté

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A travers mes écrits, je couche sur la toile mes pensées, le résultat de mes recherches, mes bons plans. Je suis encore plus encouragée lorsque je lis des commentaires laissés ici et là. Ecrire sur des sujets passionnants c’est génial mais sans échange cela devient frustrant. Nous devenons alors uniquement des rédactrices et ne sommes pas différentes des magazines de beauté/mode, des journalistes. Quelle alternative laissons nous alors à ceux qui nous lisent et qui sont à la recherche d’une relation sincère de proximité? Sur Aufeminin, hébergeur de mon premier blog, des liens ont été tissés avec des femmes ordinaires comme moi. Des relations, commencées par la lecture de nos différents blogs puis suivies par des rencontres. Neuf ans plus tard nous partageons encore des évènements marquants de nos vies : mariage, naissance des enfants, anniversaire etc.

Au-delà des liens entre blogueuses, des affinités naissent aussi avec nos lecteurs.

Bloguer c’est être avant tout soi, chez soi

 Mon blog est mon petit espace cocooning. Peu importe le thème abordé ou la catégorie dans laquelle on se trouve, notre blog  est certes sur une plateforme public il reste cependant  personnel. Nous aimons en prendre soin comme nous le faisons pour notre logement : choisir le design etc. Depuis le début de mon billet je parle constamment de Aufeminin et vous demandez certainement « si c’était aussi bien que ça pourquoi n’y es-tu pas restée ? » Je n’y suis pas restée car mes copinettes ne bloguent plus et surtout, le choix du design du blog est très restreint sur « Auf ». J’ai pris plaisir à choisir le design du blog actuel avec l’aide de Mina du blog Girly Blog, rencontrée sur Hellocoton. Elle a su répondre à mes attentes. Le relooking de mon « chez moi » : le blog, a été fait d’un travail de maître. Merci Mina de prendre du temps pour les petits blogs par le biais de toutes tes initiatives (tes tutos et le blog « un jour, un blog« ).

Bloguer c’est rechercher la visibilité mais pas la notoriété

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Les blogueuses ont parfois  l’impression d’écrire pour rien. Elles se sentent alors dévalorisées et se comparent entre elles. Avoir des objectifs c’est bien, mais faire passer la croissance des visiteurs ou vues au détriment de la qualité de ses écrits a un prix. Notoriété ne signifie pas toujours qualité. Je prends le cas des chanteurs qui font le buzz sur Internet et qui disparaissent ensuite, tant mieux s’ils gagnent des millions une année et sont célèbres. Mon fils et moi avons adoré danser le gangnam style, nous avons repassé en boucle la vidéo sur youtube, hahaha un vrai délire : faire la danse du cheval. C’était la tendance, beau et drôle mais je n’ai jamais acheté un cd de PSY et je ne l’écoute plus. Par contre je continue d’écouter du Gainsbourg, Hallelujah la version de Leonard Cohen (merci à Mr Manoibema de m’avoir fait découvrir ce chanteur) ou celle de Jeff Buckley. Aucun de ces 3 chanteurs n’a fait le buzz sur Internet.

Aujourd’hui j’ai lu des propos de Mylène Grlt du blog  Tiboudnez que je suis sur Instagram et Youtube. Elle disait ceci sur Facebook à une autre blogueuse « L’essentiel c’est de s’investir qualitativement et sans attendre un succès qui ne viendra peut être pas, car dans ce cas on est forcément déçu. Faire quelque chose de beau, de bien écrit, sans trop de fautes d’orthographe, avec des jolies idées, une envie de partager : ce sera lu. Que ce soit une ou un millier de personnes, ça compte« . Les lecteurs ne sont pas dupes, ils savent très vite si c’est eux qui nous intéressent ou uniquement leurs « j’aime » et leurs relais de nos blogs sur Internet.

Nous bloguons pour nous amuser et pas pour devenir des stars. Les blogueuses qui ont une bonne visibilité ont bossé dur pour y arriver. Elles sont connues et alors? Elles récoltent assez souvent leur régularité sur la blogosphère. Ce n’est pas en rédigeant un article par mois que nous « blogueuses de pacotille » seront connues. A chacun son statut, j’aime bien le mien, cela me permet de conserver un certain anonymat.

 C’est un « travail » non rémunéré

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Oui bloguer nécessite du temps, de l’investissement, de l’assiduité, de l’organisation, la recherche d’informations, la préparation de billets, leur rédaction et leur publication.
Nous pouvons donc penser que cela peut être une source de revenu. Les G.B.A (Golden Blog Awards) et toute marque qui sollicite les blogueuses ne le démentent pas : « blogue et tu seras payé » va bientôt devenir le slogan bloguesque. Même si l’argent est un sujet tabou en France, force est de constater qu’aujourd’hui certains reçoivent une rémunération en bloguant.

Il est bien vrai que nous passons beaucoup de temps sur nos blogs mais quelle doit être notre source de motivation : la rémunération financière ou la passion? A chacune de nous de faire son choix et d’en assumer les conséquences. Quand j’ai commencé ce blog, je n’en ai pas parlé à mon entourage (amis, famille). Je n’osais pas en parler par peur des critiques, des moqueries ou des questions telles que : « Quoi tu blogues? C’est quoi un blog? » Mais c’est n’importe quoi! » Puis j’en ai parlé à mon homme qui a été mon premier lecteur. J’imagine sa tête à la lecture de ce billet , il va me sortir un « Mais qu’est-ce que tu as écrit, trop de fautes, trop long, corrige tout ça! ». Il est pire qu’un rédacteur en chef (déformation professionnelle de sa part). Ses critiques sont très difficiles mais il m’est d’une aide précieuse (quand je l’écoute bien entendu 😉 ).

Une blogueuse beauté petite ou grande n’est pas juste une femme à paillettes mais c’est une « Wonder Woman ». Elle a souvent une vie de famille, une profession et le blog n’est pas toujours sa principale activité. Même si elle est une personne lambda, reconnaissons-lui ses qualités avant de la détruire par des commentaires désobligeants sur la Toile.

En 2015, chers lecteurs, soyez indulgents avec toutes ces femmes qui partagent leur quotidien, leurs bons plans, leurs passions avec vous.

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Mes meilleurs moments de 2014 en images

Plus que quelques heures avant la nouvelle année.

Pour certains c’est le moment du bilan, de nouvelles résolutions, de buts à atteindre.

Pour d’autres c’est le moment de se souvenir et revoir toutes les photos qui nous rappellent que nous avons eu une très belle année. En ce qui me concerne, en 2014 il y a eu la perte de deux amis d’enfance très chers. Perte qui m’a rappelée que la vie ne tient qu’à un fil.

Malgré ce malheur,  je veux surtout me rappeler tout ce que j’ai aimé et tout ce qui a été positif en 2014 :

Les moments de bonheur en famille

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Une nouvelle coupe de cheveux

J’ai changé de coupe de cheveux et le changement a été radical. Je vous en parle ICI.  J’aime mes cheveux courts et les garderai encore ainsi quelques mois.

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Mon fils est  à la maternelle

Cette année j’ai vu mon fils grandir:  plus de couches, plus de tétines, première année de maternelle. Mon petit coeur me dit régulièrement « maman je suis grand je ne suis pas un petit, je suis en moyenne section » . Traduction: « maman je ne suis plus un bébé, arrête de me traiter comme tel ». Dur d’attendre cela mais j’ai aimé ce passage en maternelle, car nous partageons autre chose, nous avons franchi une autre étape de sa vie. Il me dit aussi constamment « maman tu es la plus belle maman de toute la vie » : Mots d’enfants que je chéri.

Une promotion dans mon lieu de travail

Le blog, vous, vous commentaires, vos abonnements, vos like ici et sur les réseaux sociaux

Je ne peux pas finir cette année sans vous remercier.

Merci d’être là, merci de votre soutien depuis la création du blog.

merci

 

Je vous souhaite une merveilleuse année 2015.

Pleins de bisous ❤ ❤

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Mésaventure à Saint-Cyprien

Mon coup de gueule après avoir été au quartier  Saint-Cyprien à Toulouse,  à la recherche de la mèche Kinky pour faire des fausses dreadlocks:

1ère boutique : propre et bien rangée. Il faut retourner chaque produit pour voir le prix. Pas de prix affiché. Espace aéré mais pas de conseils ni de coaching  de la clientèle. Sur les rayons de produits: aucun produit à la compo clean. La vendeuse était au téléphone et me jette à peine un regard.

2ème boutique: la vendeuse est avenante. Espace aéré et propre. Petit espace coiffure. « Cool », me dis-je ? Elle me donne des conseils pour le choix de la mèche. Oh miracle je trouve l’éco styler à l’huile d’Olive. Mon choix après avoir été dans toutes les boutiques s’est finalement porté sur celui là même si elle n’avait pas la marque de mèche que je recherchais.

3ème boutique : Il y a des mèches,  mais pas celle que je veux. Il y a aussi et encore un espace coiffure.Pas assez de luminosité, c’est un vrai capharnaüm. Je regarde la tête de la vendeuse/Coiffeuse (de vieux rajouts) et me dit « ce n’est pas ici que j’achèterai mes mèches et que je me ferai coiffer». La vendeuse était au téléphone

4ème boutique: Je reconnais  le kaba (vêtement traditionnel d’une tribu du Cameroun) et l’accent. La vendeuse était aussi au téléphone.  « Encoreee » me dis-je ? Au fond de la boutique, j’aperçois une dame et un enfant qu’on coiffe. Encore un espace coiffure aménagé. Des cheveux  jonchent le sol. Des cartons de mèches sont posés ici et là. Me voilà entrain de fouiller dans les cartons  tout en disant à mon fils de ne toucher à rien. Je me tourne finalement vers la vendeuse (toujours au téléphone) et lui dit ce que je cherche. Elle me montre des mèches dans un carton. Je lui réponds « mais c’est écrit twist braid, ce ne sont pas des mèches pour les locks ça !! ». Elle me dit « oui c’est pour les vanilles ». Pas la peine d’insister, elle n’a rien compris à ma demande.Hum !!! No more comment je sors de là sans rien acheter.

5ème boutique: Je tombe à nouveau sur une vendeuse au téléphone.Je lui pose une question elle me répond à peine et garde son combiné collé à l’oreille. Mais elle a tout même pu réprimander mon fils qui touchait aux mèches, mais pas un mot, pas un sourire. Espace pas aéré. Encore et toujours les même produits pas « clean ». Elles ont toutes les mêmes fournisseurs? Je sors de là une fois de plus déçue.

6ème boutique: Oh Seigneur!! La vitrine ne paye pas de mine!! L’odeur!!!J’ai failli rebrousser chemin, mais je tenais à acheter mes mèches. J’entre mon Dieu « l’odeur » !! J’aurais dû rebrousser chemin  mais je tenais à mes mèches, peu importe le prix que cela allait me coûter.  Elle aussi était au téléphone (« Décidément elles sont bien occupées ces entrepreneuses afros » me dis-je?). On a dû mal à reconnaître les articles, pas assez de luminosité dans le magasin et c’est un vrai bordel. J’aperçois un article où c’est écrit « satin bonnet ». Je me dis « youpii j’ai un bonnet en satin ». Le bonnet était en réalité un bandeau, pas du tout en satin, made in china, il n’y avait pas d’étiquette sur le produit. Je demande le prix à la vendeuse. Elle me répond « regardez sur celui qui est à côté » en essayant de parler un français presque correct. Je sors de là  désabusée et  déçue.

On se croirait à Château Rouge à Paris. Je comprends une fois de plus pourquoi je ne vais jamais dans  ces espaces de ventes dédiés aux femmes noires.A Paris, certes on a Château Rouge mais on aussi des  espaces de ventes cosy et girly dédiés aux femmes noires. A Toulouse on ne trouve aucun espace de beauté, digne de ce nom, dédié à la femme noire.

Est-ce parce qu’il n’y a pas de femmes noires ? Non je ne pense pas

Est-ce parce qu’elles ne sont pas aussi à cheval sur la beauté noire que les femmes de Paris? Encore une fois non.

Quand est-ce que les vendeurs afros qui s’adressent aux femmes noires, répondront-ils au besoin réel de ces femmes ?Et ils sont surpris que des femmes normales se retrouvent au devant de la scène, en faisant des vidéos sur youtube, en créant des pages et comptes facebook où elles font du coaching, en créant des concepts qui répondent au besoin des femmes noires.

Ces femmes normales ont compris ce que veulent les femmes.

Ces femmes normales ne sont pas là juste pour vendre mais pour répondre aux besoins réels des femmes.

Ces femmes normales sont à l’écoute et aiment ce qu’elles font.

Ce sont comme on les appelle : des hairloveuses, make-up loveuses

Les grands distributeurs ont compris qu’il faut compter sur elles pour séduire la femme noire française et la femme noire qui vit en France, mais les petits revendeurs ont encore du chemin à faire. Nous avons fort heureusement eu un espace de vente de produits (shea moisture, Jane Carter Solutions) ouvert il y a un an à l’espace saint-Georges. Cela donne du baume au coeur.

May my dream come true.

 

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Arrêt du défrisage: choix difficile !

Image  Il y a plus de 4 ans, j’ai décidé d’arrêter le défrisage et de retrouver la texture d’origine de mes cheveux crépus.

Ce n’était pas la première fois que je faisais une telle démarche. Sur la photo de ce billet, je n’ai pas d’extensions, c’était mes cheveux défrisés.

Le cheveux comme les yeux, la bouche, à mon sens peuvent sublimer une femme.

En changeant de coiffure, on change de tête, on devient une autre femme pour son homme mais souvent et surtout pour soi. On devient une Tina Turner, une Whithney Houston, une Halle Berry,une Beyoncé, une Rihanna…Toutes ces femmes noires ou métisses dont on a admiré la beauté ou dont on admire encore la beauté. Ces icônes qui sont nos modèles et qui deviennent aussi parfois ceux de nos enfants.

Lorsqu’on nait, le premier modèle est notre mère, si on en a la chance de l’avoir auprès de nous. On se  tourne ensuite vers la société qui nous renvoie des stéréotypes, des icônes auxquelles on s’identifie.

Pourquoi l’arrêt du défrisage? Une envie de changer de tête mais la raison principale était surtout la baisse de soins que j’apportais à mes cheveux défrisés. Je n’avais aucune routine capillaire et ne respectais plus aucune des bonnes habitudes que j’avais adopté pendant la période où j’avais le cheveu défrisé.

Mon énième retour au naturel n’a pas été facile. Je vis en province et trouver des produits capillaires dits sains (sans composition chimique qui altère le cheveu) était mission impossible.

Les solutions que trouve une femme noire ou métisse qui vit en province sont assez souvent: l’achat de produits inadaptés à leurs besoins réels dans ce qu’on nomme assez souvent les « Afro shop » (boutique spécialisée dans la vente de produits cosmétiques pour peaux noires ou métisses), la commande de produits en Afrique, aux caraïbes ou aux USA, et le surf sur la toile à la recherche de produits adaptés. La geek que je suis a rapidement  adopté la seconde solution.

A ma grande surprise je découvre une « communauté »  de nappies. Drôle de nom me dis-je?Qu’est-ce que ça encore?Mon moteur de recherche préféré  s’avère une fois de plus être d’une grande utilité.Je découvre que Nappy est  le titre d’un documentaire fiction français de 2003 réalisé par le photographe Danakil. Ce dernier présente à travers des courts portraits des adolescents issus de la jeunesse dorée parisienne. Mais quelle rapport entre les femmes noires aux cheveux crépus et la jeunesse dorée de Neuilly-Auteuil-Pereire-Passy?
Si on veut aller encore plus loin on ne peut s’empêcher de penser aux couches Huggies Nappy (La mère que je suis n’a pas pu s’empêcher de faire la comparaison).

Le choix du nom nappy pour désigner ces femmes qui ont décidé de retourner au naturel pour revendiquer une certaine identité me fait encore aujourd’hui sourire.

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